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L'après-développement
Réseau des Objecteurs de Croissance pour l’Après-Développement - ROCADe
« On ne résout pas un problème
avec les modes de pensées qui l'ont engendré »
Albert EINSTEIN
Le courant de pensée qui se réfère à l’après-développement a encore à ce jour gardé un caractère confidentiel. Il a pourtant une histoire, a nourri une abondante littérature et est représenté dans plusieurs lieux de recherches et d’actions de par le monde.
Né dans les années 60 d’une réflexion critique sur les présupposés économiques et sur l’échec des politiques de développement, ce courant regroupe des chercheurs et des acteurs sociaux qui sont porteurs d’analyses et d’expériences novatrices sur le plan économique, social et culturel.
Historiquement l’ère du développement fait suite à celle de la colonisation comme l’ère de la mondialisation prend le relais du développement. L’Occidentalisation du monde et l’uniformisation planétaire se renforcent avec l’accumulation sans limite du capital sous la domination croissante des firmes transnationales.
Au cours des années, des liens, le plus souvent informels, se sont
tissés entre chercheurs et acteurs sociaux, les expériences
et les réflexions s’alimentant mutuellement. Leur apport
résulte d’une part de leurs liens avec les pratiques concrètes
et multiples et d’autre part d’une approche qui prend en compte
l’ensemble des relations sociales. Passerelles entre les différentes
formes de savoirs, les différentes disciplines...
Le Rocade met au centre de sa critique la notion de développement, qui reste, malgré les évolutions formelles qu’elle a connues, une référence pour tous ceux qui réfléchissent au système économique mondial. A partir de ces critiques, ce courant procède à une véritable déconstruction de la pensée économique. Sont ainsi remises en cause les notions de croissance, de pauvreté, de besoins, d’aide, etc.
Ces analyses apportent un véritable renouveau dans des réflexions que les évolutions politiques et idéologiques de ces dernières années (effondrement du bloc de l’Est, social libéralisme, mondialisation) ont quelques peu taries.
Il n’y a d’avenir, culturel et politique soutenable et souhaitable qu’au delà d’une nécessaire décolonisation de l’imaginaire. Cela nécessite, pour les acteurs du Sud et du Nord, de faire connaître les alternatives et les initiatives de toutes sortes pour reprendre en main leurs destinées, défaire le développement et renouer avec la pluralité des mondes.
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